Actualités des archives sonores de la Bpi http://archives-sonores.bpi.fr FR Sat, 13 Mar 2010 21:53:32 +0100 Sat, 13 Mar 2010 21:53:32 +0100 http://archives-sonores.bpi.fr/design/images/bpi_rss.gif Actualités des archives sonores de la Bpi http://archives-sonores.bpi.fr Actualités des archives sonores de la Bpi Seiichi Hayashi http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3164 2010-03-11 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3164.html La Bpi propose une rencontre exceptionnelle avec l'illustrateur japonais Seiichi Hayashi, invité du Festival d ’ Angoulême. Né en 1945 en Mandchourie, Seiichi Hayashi commence à travailler dans le dessin animé dés 1962, rejoignant les équipes des prestigieux studios Toei, avant d ’ entamer à partir de 1967 une fructueuse collaboration avec la mythique revue "Garo". Très impliqué dans les mouvements artistiques de son temps, il dessine pochettes de disques et affiches de théâtre pour la scène alternative de l ’ époque. La reconnaissance publique lui vient en 1971, avec la publication d ’ Élégie en rouge (parution en France aux éditions Cornélius, le 18 février 2010, traduit du japonais par Béatrice Maréchal). L ’ impact de ce livre fut extraordinaire. Les jeunes citadins, étudiants ou travailleurs, se retrouvèrent dans cette histoire qui était aussi celle d ’ une génération en rupture avec la société traditionnelle. Le livre fut plusieurs fois adapté au théâtre et, plus récemment, en dessin animé. Seiichi Hayashi a poursuivi en parallèle de son oeuvre une carrière dans la publicité, devenant l ’ un des illustrateurs les plus réputés du pays. Son style immédiatement identifiable, combinant les influences des grands classiques japonais, de l ’ Art déco et de l ’ expressionnisme, allié à un sens aigu de la composition et de la synthèse graphique, a fait de lui un auteur singulier, dont l ’ élégance et l ’ étrangeté ont peu d ’ équivalent en bande dessinée. Intervenants:  Hayashi Seiichi Sylvie Germain. Entretien avec Xavier Houssin http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3105 2010-03-09 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3105.html Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Au cours de ses études de philosophie elle a pour professeur Emmanuel Levinas. Son mémoire de maîtrise porte sur la notion d'ascèse dans la mystique chrétienne et sa thèse de doctorat a pour thème le visage. En 1985, elle publie son premier roman "Le Livre des nuits". De 1986 à 1993 elle s'installe à Prague et publie durant cette période "Jours de colère" qui obtient le prix Femina en 1989. Son oeuvre forte et singulière est composée, à ce jour, de près d'une trentaine de livres, romans et essais. Ils sont marqués par une aspiration à un au-delà du réel, une quête pour comprendre le sens métaphysique des souffrances humaines. Il y est question de la misère et du mal qui habitent l'univers mais, chaque fois, une illumination donne sens au malheur et aux humiliations. Certains livres mettent l'accent sur la dimension proprement religieuse de cette quête comme "L'Enfant méduse", d'autres sont nourris de références bibliques tel "Tobie des marais". Par des transfigurations et une mythologie nouvelle, l'Histoire est souvent mise à contribution. Le thème de l'effacement, de la disparition progressive des êtres, des choses, de la mémoire, revient dans plusieurs de ses récits et en particulier dans son dernier roman "Hors champ". Intervenants:  Houssin Xavier , Germain Sylvie Courir le monde et apprendre http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3114 2010-03-09 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3114.html Pendant sa préparation, ce programme a presque toujours été pensé en fonction des discussions que nous avions eues et que je me promettais d'avoir (vives, à coup sûr) avec Jean-André Fieschi. Parallèlement à mes choix, j'imaginais les siens. Nombre de films qu'il aurait sans doute choisis devant la même commande ont été écartés; ils me paraissaient mieux convenir à la cohérence qu'il aurait donnée à un ensemble lui appartenant en propre, et composent en creux son programme imaginaire. Dans un texte sur l'Ambassade, il mentionne par exemple les "Maîtres fous" et "Gare du Nord" (Jean Rouch), les "Photos d'Alix" (Jean Eustache) et la "Région centrale" (Michael Snow). Il les désigne comme « des objets inquiétants, difficiles à ramasser, mais dotés d'un pouvoir d'envoûtement tenace, et productifs de relances inépuisables ». Seul le premier film se retrouve dans le présent programme, la définition en revanche me convient parfaitement. Elle s'applique évidemment à ses films et en particulier à ce dernier, le "Jeu des voyages". S'agit-il d'un journal, d'une nouvelle enquête de Philip Marlowe, d'un travail de deuil envers les amis, etc.? Non, oui. Une autobiographie fleuve (les vingt-sept cassettes durent vingt heures), une encyclopédie. JAF s'y est dicté en tout cas d'observer certaines lois, les mêmes que lorsqu'il suivait Pasolini ou arpentait les rives du Niger : pas un arrêt à l'image, pas un son ajouté, la chronologie des tournages strictement respectée, un rapport du monté au tourné de un pour trois ou quatre. La différence est dans l'objet de l'enquête qui se révèle au bout du compte: tout simplement le bonheur. Intervenants:  Eisenschitz Bernard Annie Ernaux. Entretien avec Raphaëlle Rérolle http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3158 2010-03-09 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3158.html Annie Ernaux naît en 1940 à Lillebonne et grandit à Yvetot en Normandie où ses parents tiennent un café-épicerie. Cet ancrage social et géographique marquera son oeuvre. Après des études supérieures, elle obtient l ’ agrégation de lettres et devient enseignante. Ses premiers romans sont écrits à la première personne. Elle y transpose ses expériences d ’ enfant, d ’ adolescente et de jeune femme ("Les Armoires vides", "Ce qu ’ ils disent ou rien", "La Femme gelée"), marquées par le clivage entre le milieu social modeste et populaire de ses parents et l ’ environnement bourgeois de ses études. À partir de son récit "La Place" qui évoque son père et lui vaudra le prix Renaudot en 1984, elle renonce à tout recours à la fiction pour relater des éléments intimes : le « je » du texte correspond désormais à l ’ auteur. Avec une écriture sèche, sans ornementation stylistique, elle poursuit son investigation familiale, raconte des évènements de sa vie, évoque sa mère dans Une femme, un avortement dans "L ’ Évènement", une histoire d ’ amour dans "Passion simple", son cancer dans "L ’ Usage de la photo". Dans un dernier livre, Les Années, elle revient sur soixante années de sa vie. Tous ses livres qualifiés par elle-même d ’ auto-socio-biographiques, ne cessent d ’ explorer l ’ intime et le social dans un même mouvement. « Écrire, dit-elle, c ’ est rechercher le réel parce que le réel n ’ est pas donné d ’ emblée. C ’ est un acte politique. » Intervenants:  Ernaux Annie , Rérolle Raphaëlle Relire Franz Kafka avec Joseph Mouton http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3170 2010-03-09 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3170.html "J'ai lu Franz Kafka assez tôt dans ma vie, en conséquence de quoi je suis devenu kafkaïen assez vite. Comment peut-on être kafkaïen ? Telle est la question à laquelle j'essaierai de répondre, en faisant apparaître la figure de l'abri, qui est pour moi la figure centrale de l'esthétique kafkaïenne. Quand j'emploie cette expression banale d' "esthétique kafkaïenne", je me rends compte aussitôt qu'elle manque précisément ce qui m'intéresse chez Kafka, à savoir que le projet littéraire est chez lui inséparable d'un projet philosophique et moral ; de sorte qu'il faudrait plutôt parler d'attitude vitale chez Kafka, d'où découle une pratique littéraire non spécifique - id est non réductible aux lois du champ littéraire. C'est ce caractère non spécifique que Deleuze et Guattari ont appelé "littérature mineure", quoiqu'ils aient beaucoup insisté sur les questions de langue et de judaïté, alors que je suis personnellement plus sensible aux résonances théologiques/anti-théologiques de l'entreprise kafkaïenne, soit au travail d'un scepticisme qui ne prendrait pas les voies d'une expression directement philosophique, mais travaillerait à même la narration, de façon à la retourner en quelque sorte contre sa propre morale structurelle, qu'on appelle communément aussi le "sens de l'histoire". Retourner une narration ne signifie pas l'annuler : c'est dans cette différence que commencerait pour moi à se dessiner la figure de l'abri..." (Joseph Mouton) Intervenants:  Mouton Joseph Les normes de genre dans la création contemporaine : reproduction / déconstruction (I) http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3167 2010-02-18 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3167.html Existe-t-il un art féminin? Que véhiculent les images qui nous entourent? Les objets ont-ils un genre ? La littérature n ’ est-elle qu ’ une question de mots? La création artistique informe, aux deux sens du terme: elle nous renseigne sur les représentations et les valeurs d ’ une société en les mettant en images et en mots. Et tandis qu ’ elle les met en forme, elle les construit et les diffuse. Les représentations de genre véhiculées par l ’ art façonnent ainsi les imaginaires, et contribuent alors à construire les identités, dans des jeux souvent subtils de rappel ou de subversion des normes. Pour réfléchir à ces enjeux, la Bibliothèque publique d ’ information et le Musée national d ’ art moderne proposent un colloque sur les normes de genre dans les arts : cinéma, arts plastiques, littérature, design, danse. Chercheur (se) s, artistes et professionnels feront part de leurs analyses et questionneront leurs pratiques et expériences. Avec des performances et des surprises artistiques. Intervenants:  Debray Cécile , Lie Merete , Sorman Joy , Marquié Hélène , Bardet Marie , Faron Laurence , Lasserre Audrey , Naudier Delphine , Détrez Christine , Delaume Chloé , Seban Alain , Morineau Camille , Couronne Sophie Les normes de genre dans la création contemporaine : reproduction / déconstruction (II) http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3168 2010-02-18 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3168.html Existe-t-il un art féminin? Que véhiculent les images qui nous entourent? Les objets ont-ils un genre ? La littérature n ’ est-elle qu ’ une question de mots? La création artistique informe, aux deux sens du terme: elle nous renseigne sur les représentations et les valeurs d ’ une société en les mettant en images et en mots. Et tandis qu ’ elle les met en forme, elle les construit et les diffuse. Les représentations de genre véhiculées par l ’ art façonnent ainsi les imaginaires, et contribuent alors à construire les identités, dans des jeux souvent subtils de rappel ou de subversion des normes. Pour réfléchir à ces enjeux, la Bibliothèque publique d ’ information et le Musée national d ’ art moderne proposent un colloque sur les normes de genre dans les arts : cinéma, arts plastiques, littérature, design, danse. Chercheur (se) s, artistes et professionnels feront part de leurs analyses et questionneront leurs pratiques et expériences. Avec des performances et des surprises artistiques. Intervenants:  Fassin Éric , Rollet Brigitte , Aguilar Carrasco Pilar , Le Gras Gwénaëlle , Have Jennifer , Dumont Fabienne , Zapperi Giovanna , Hahn Clarisse , Lavigne Emma , ORLAN , Bajac Quentin , The Guerrilla Girls Culture urbaine, cultures urbaines (introduction) http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3178 2010-02-18 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3178.html L ’ humanité est devenue urbaine: plus de 50 % des habitants de la planète vivent désormais en ville et cette proportion ne fera que croître pour atteindre 70 % en 2050. Longtemps associée, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, au développement économique, aux « progrès de la civilisation », à la modernité et à la culture, notamment par opposition aux sociétés rurales, l ’ urbanisation change de visage. Explosive dans les pays en développement où se trouvent désormais les plus grandes agglomérations, elle transforme profondément les sociétés humaines, leurs modes de vies et leurs cultures. Comment est-on urbain aujourd ’ hui? Comment les citadins du XXIe siècle, ici ou ailleurs, urbain natif ou migrant récent, vivent-ils, rêvent-ils et imaginent-ils leurs villes? Cette première séance d ’ un cycle de rencontres qui se poursuivra tout au long de l ’ année confronte les points de vue pour tenter de définir les cultures urbaines et surtout d ’ embrasser la diversité et la richesse de ce qu ’ elles recouvrent dans le monde actuel. Intervenants:  Mongin Olivier , Augustin Jean-Pierre , Kauffmann Isabelle Privé, public http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3113 2010-02-16 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3113.html Trois commandes qui impliquent l'investissement intime du cinéaste dans l'espace-temps public, que ce soit par la parole, par le corps, par la caméra qui prolonge l'oeil. Pier Paolo Pasolini voyage et voit le monde changer, il prend acte dans ses notes filmées (Appunti), délibérément fragmentaires, comme cette réflexion sur la forme mouvante de la ville, au Yémen et en Italie. Robert Kramer accepte la contrainte d'un plan séquence d'une heure sans intervention extérieure -montage, mixage, musique interdits. « J'étais tout à fait parti dans l'idée de vivre les choses avec la caméra. Mon corps est ici, mais mon esprit erre dans mon histoire, dans mes associations, dans l'histoire et les associations des autres. L'idée classique de l'unité n'a rien à voir avec la manière dont nous vivons dans ce monde. » Jia reçoit lui aussi une commande, d'un film d'une demi-heure en numérique, et il explore ce qui lui est opaque dans une ville de sa province où coexistent plusieurs temps : la muraille moyenâgeuse, des cheminées délabrées, un capitalisme mafieux qui s'installe? Ses émotions, à l'en croire, sont loin de se limiter au visuel-auditif. « Quand ils sont passés à côté de moi j'ai senti sur leur corps l'odeur de la sueur qui mouille mon propre corps. Quand nos odeurs se sont mêlées en une seule, nous avons enfin été ensemble, nous nous sommes liés. Tout existe naturellement, il nous suffit de le regarder et d'en faire l'expérience. » Sous l'apparence de la contemplation, un constant aller-retour avec le spectateur, pour qui tout repère reste hypothétique et mystérieux. Intervenants:  Eisenschitz Bernard Le troubadour contemporain http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3163 2010-01-29 http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3163.html Conteurs et troubadours de toutes traditions ont toujours chanté leurs histoires seuls ou accompagnés de musiciens. Il en reste des traces musicales encore vivantes chez les griots, les chanteurs de blues ou encore les ashoks du Caucase, mais les histoires ont souvent disparu. Plus près de nous l ’ opéra et son sprechgesang ainsi que le théâtre musical ont ouvert des pistes nouvelles. Les comédies musicales reviennent à la mode, mais qu ’ en est-il du conte musical ? C ’ est ce style mélangé de paroles et de musiques, de parlé chanté qui fascine les artistes de la Compagnie du Cercle : réinventer une forme contemporaine qui remette la musique au coeur des récits de la tradition orale. À l ’ occasion de la prochaine création de la Compagnie du Cercle au Théâtre de Chevilly-Larue, nous vous proposons d ’ être à l ’ écoute de fragments de leur prochaine aventure autour des poèmes de l ’ os à voeux des Indiens Crees. Avec les conteurs Marien Tillet, Delphine Noly, Abbi Patrix et les musiciens Jean-François Vrod et Linda Edsjö, les histoires deviennent musiques et les musiques se font histoires. Yvan Amar, journaliste, nous fait également partager sa passion pour la musicalité des mots à travers des extraits audio de son choix. Intervenants:  Amar Yvan , Edsjö Linda , Noly Delphine , Tillet Marien , Patrix Abbi , Vrod Jean-François