M. Jean Echenoz
|
|
(1947 - ) |
|
nationalité française |
Après des études de sociologie et de génie civil, il collabore épisodiquement à "L'Humanité" et se lance dans l'écriture. Sa vocation d'écrivain lui est apparue dans son enfance, après avoir lu "Ubu Roi". Echenoz publie son premier livre à vingt-deux ans : "Le méridien de Greenwich". Ses romans remportent par la suite de nombreux prix : le prix Médicis pour "Cherokee" en 1983, le prix Novembre 1995 pour "Les Grandes Blondes", et le prix Goncourt, en 1999, pour "Je m'en vais". Après les décennies marquées par l'expérimentation formelle jusqu'à la fin des années soixante-dix, Jean Echenoz promeut dans ses fictions, le retour au récit, le plaisir de la narration, de l'action, de l'intrigue, tout en donnant à voir le monde d'aujourd'hui par de nombreuses notations sur le réel. Nourri des oeuvres de Flaubert, de Roussel et de Manchette, il explore les différentes formes du romanesque, en joue avec la plus grande liberté en pratiquant une réécriture des genres populaires, en recourant aux codes du cinéma et en s'inspirant des rythmes du jazz. Dans ses deux derniers romans, "Ravel", consacré au musicien Maurice Ravel et "Courir", qui retrace la vie du coureur Emil Zatopek, il utilise les éléments biographiques d'êtres réels comme « combustible » romanesque.
Le principe permanent de ses récits est l'art du décalage, du décentrage, fondé sur une ironie légère qui impose constamment une distance face au texte.
|
|

+ documents joints
Page personnelle de Jean Echenoz
|